Qu’il s’agisse de durabilité environnementale, d’alimentation, de génétique, de santé ou de bien-être animal, la recherche améliore l’efficacité, renforce la compétitivité et contribue au développement durable de l’ensemble de la filière laitière.
Cela ne date pas d’hier que nous faisons de la recherche une priorité! Avec Novalait, voilà maintenant 30 ans que nous investissons de manière structurée et visionnaire pour faire progresser la recherche. Le bilan parle de lui-même : depuis sa création en 1995, Novalait et ses partenaires ont consacré 79,6 millions $ dans 152 projets de recherche, tant en production qu’en transformation.
La recherche que nous soutenons est concrète et tournée vers les défis du terrain. Autant la recherche appliquée permet d’améliorer dès aujourd’hui nos pratiques et nos façons de faire, autant la recherche fondamentale jette les bases qui soutiendront nos fermes dans 20, 30, voire 50 ans. Nous utilisons les fruits de la recherche dans nos fermes au quotidien. Grâce à nos avancées en matière de génétique, d’alimentation et de confort des animaux, on arrive à produire plus de lait avec moins de vaches. Grâce à la recherche, nous sommes en mesure d’influencer la composition du lait par l’alimentation et la gestion du troupeau, et de mieux comprendre comment le profil en acides gras peut servir d’indicateur de désordres métaboliques. Nous parvenons également à optimiser l’aménagement des stalles afin d’améliorer le confort des animaux et à raccourcir la durée du tarissement.
Que ce soit avec Novalait ou avec d’autres partenaires, de nombreux projets de recherche sont en cours et permettrons, à terme, de développer des outils d’avant-garde. Parmi ces initiatives : la chaire Well-E utilise l’intelligence artificielle pour améliorer le bien-être et la longévité des vaches laitières; la chaire sur les bâtiments durables vise à accompagner les producteurs dans l’optimisation de leurs installations afin d’accroître la productivité, de réduire l’impact environnemental et d’assurer la pérennité des bâtiments agricoles; et le projet Reste Cool souhaite développer des solutions pour mieux adapter les troupeaux laitiers au stress thermique.
Le Laboratoire vivant – lait carboneutre, lui, est un projet novateur qui unit partenaires, chercheurs et producteurs pour tester et développer les meilleures pratiques en production laitière. L’objectif : réduire l’empreinte environnementale grâce à des stratégies de réduction des émissions de GES et de séquestration de carbone. Ce projet s’inscrit dans l’objectif de carboneutralité de la production laitière en 2050.
Enfin, Méthane Québec estime le méthane émis par le troupeau à partir d’un échantillon de lait, afin d’aider les producteurs à identifier des pistes d’amélioration, d’optimiser leurs bâtiments agricoles pour réduire l’impact environnemental et mieux s’adapter aux changements climatiques.
Ces projets ne sont que quelques illustrations de l’étendue et de la diversité de sujets étudiés par la recherche laitière. Et surtout, les résultats obtenus ne restent pas que théoriques : ils sont transformés en outils concrets, accessibles, qui permettent d’adopter de nouvelles pratiques en production, mais aussi en transformation laitière.
Toutefois, la recherche et l’innovation ne peuvent reposer uniquement sur les épaules de l’industrie : elles exigent un engagement clair et soutenu des gouvernements. À ce chapitre, nous sommes vivement préoccupés par les récentes coupes du gouvernement fédéral dans le financement de la recherche en agriculture. Elles auront des impacts significatifs sur la recherche laitière au Québec en réduisant du tiers les chercheurs du gouvernement fédéral qui touchent au secteur laitier, mais aussi en fermant le centre de recherche de Québec qui se spécialise dans les plantes fourragères. Si le gouvernement souhaite une économie performante et innovante, les actes ne suivent malheureusement pas les paroles : chaque réduction budgétaire affaiblit concrètement notre capacité à innover. Nous souhaitons donc que les sommes retranchées soient réinvesties pour assurer la continuité des projets de recherche en cours et le maintien d’une capacité de recherche, que ce soit par l’entremise d’organismes fédéraux ou de partenaires, comme les universités.
Chaque centre est unique et offre une expertise et une connaissance des réalités régionales. Des chercheurs et des centres de recherche proches du terrain sont indispensables pour soutenir l’innovation. Ils permettent de relever les défis des changements climatiques, de répondre aux attentes sociétales, de protéger nos terres pour les générations futures et de maintenir nos régions dynamiques, au bénéfice de tous. Il ne faut pas l’oublier : miser sur la recherche, c’est bâtir dès aujourd’hui les fermes et les régions de demain.