Des retombées dans toutes les régions

La présence dans toutes les régions de fermes laitières est un atout majeur pour l’occupation du territoire et la vitalité économique au Québec. Les fermes laitières d’ici investissent dans l’économie régionale, achètent localement, font travailler des gens d’ici qui, à leur tour, contribuent à l’essor économique du Québec. Cela est rendu possible, notamment, par la mise en marché collective et la gestion de l’offre.

En effet, en mettant en commun nos revenus, les coûts de mise en marché et les frais de transport, nous donnons des conditions équitables à l’ensemble des fermes, peu importe leur taille et leur localisation. C’est une grande richesse pour le Québec de pouvoir compter sur des entreprises laitières de taille humaine, rentables et efficaces, dans toutes les régions, selon un modèle de production qui répond à nos valeurs d’ici.

Et ces 4 215 fermes génèrent 39 657 emplois directs, indirects et induits sur l’ensemble du territoire. Sans oublier qu’elles alimentent 117 usines de transformation laitière qui, à leur tour, emploient 26 341 travailleurs directement et indirectement. En bref, nos entreprises d’ici font vivre des familles d’ici, partout au Québec. Cela représente une contribution pour l’ensemble de la filière laitière au PIB québécois de 6,125 milliards de dollars, dont bénéficie toute la population et auxquels s’ajoutent des recettes fiscales aux deux paliers de gouvernement de plus de 1 milliard annuellement. Les fermes laitières du Québec ont investi collectivement 3,2 milliards durant les cinq dernières années. Évidemment, nous ne bénéficions pas d’une conférence de presse pour chacun de nos investissements, il reste que nous devons être une fierté non seulement pour nos familles et notre industrie, mais aussi pour l’ensemble de nos régions et de notre gouvernement.

Bien que notre modèle de mise en marché collective, la gestion de l’offre, nous aide à prévoir la demande et à ajuster notre production, il règne une certaine incertitude dans notre secteur. En effet, les différends commerciaux avec notre voisin du Sud apportent leur lot de questionnements pour les producteurs d’ici. Et l’adaptation au Code de pratiques, lequel demande des investissements importants dans près de la moitié des fermes au Québec pour répondre aux nouvelles exigences en matière de bien-être animal, ajoute à nos préoccupations.

Le premier ministre du Québec, François Legault, a convié les Québécois à une « grande corvée » pour favoriser l’achat local et investir dans notre économie. Très bien! nous répondons présents, et pas seulement par notre offre de produits locaux, frais et compétitifs. Nous répondons présents également parce que nous devrons effectuer des investissements importants dans nos fermes pour les prochaines années. Depuis plusieurs mois, nous demandons au gouvernement de mettre en place un programme qui permettra de soutenir ces investissements.

Rappelons que la mise aux normes des fermes laitières du Québec exigera des investissements de 617 millions de dollars. On parle d’acier, d’aluminium, de matériaux de construction, mais aussi et surtout, de travailleurs d’ici qui travaillent à bâtir l’économie d’ici pour répondre aux attentes d’aujourd’hui et de demain. Si monsieur le premier ministre est à la recherche d’une grande corvée qui favorisera l’achat local, nous en avons une taillée sur mesure pour lui et pour l’économie de toutes nos régions.

Ces investissements en bien-être sont liés à des obligations qui seront appliquées par le gouvernement et par l’industrie dès avril 2027. Il s’agit d’une responsabilité partagée et nous nous attendons à ce que le gouvernement réponde présent. Pour la durabilité de nos entreprises sur l’ensemble du territoire québécois, mais également pour notre importante contribution à l’économie d’ici, maintenant et dans l’avenir.