Lait’xcellent 2024 : l’Argent pour la Ferme Morine

La Ferme Morine de Coaticook en Estrie remporte Lait’xcellent Argent grâce à une moyenne de 5 333 bactéries totales et de 35 917 cellules somatiques par ml.

Véronique Lévesque et Réjean Morin ont un troupeau de 65 têtes, dont 35 vaches en lactation. C’est la cinquième fois qu’ils remportent un Lait’xcellent. « Pour assurer la qualité du lait, il n’y a pas de miracle, il faut être présent dans l’étable, explique Réjean. On y va sept fois par jour pour vérifier que tout va bien. » Les deux producteurs entretiennent aussi rigoureusement leur système de traite et changent la litière des veaux et des vaches matin et soir. « Notre but, c’est d’avoir des animaux en santé, précise Véronique, ce n’est pas de gagner un trophée. »

Véronique et Réjean sont très attachés à leurs vaches. Ils aiment les voir vivre longtemps et produire beaucoup de lait. Près de 60 % de leur troupeau est d’ailleurs en troisième lactation ou plus. La vache préférée du couple se nomme Joyce et a 10 ans et demi. Elle est rendue à sa huitième lactation. Véronique nous en parle fièrement : « C’est la mascotte de la ferme. Elle a atteint le 100 000 kilos donnés à vie. Ce sont des vaches comme elle qu’on veut élever. Elle est Excellente 92, elle a une conformation et une génétique exceptionnelle qui font qu’elle perdure dans le troupeau et qu’elle n’a pas l’air d’une vache de son âge. »

Véronique et Réjean ont transmis leur passion pour l’agriculture à leurs fils Jérémi et Frédéric. Ce dernier travaille à temps plein avec ses parents depuis bientôt deux ans. Il est la quatrième génération dans l’entreprise. Il est très polyvalent, mais il a comme principale responsabilité de s’occuper de l’alimentation des animaux. « Frédéric, c’est aussi un manuel! souligne Véronique. Il aime bien travailler dans le garage pour créer plein de choses qui vont lui alléger la tâche. ».

Les trois producteurs s’impliquent également dans le projet de Laboratoire vivant – Lait carboneutre. Ils ont été surpris de voir qu’ils posent déjà plusieurs actions à la ferme pour limiter l’émission de gaz à effet de serre. « Une autre chose qui nous a frappés, c’est qu’avec nos 35 vaches, on nourrit 7 053 personnes par année. Oui, on émet des gaz à effet de serre, mais on en séquestre aussi énormément avec les champs. Je pense que c’est une fierté de dire qu’on réussit à faire ça en nourrissant du monde », conclut Véronique.