Être agente de validation et productrice de lait
Jacynthe St-Hilaire travaille chez Lactanet depuis 1998. Elle a d’abord été embauchée comme technicienne, puis elle est devenue agente de validation en 2010. Étant elle-même productrice de lait, elle connait très bien le domaine. « J’ai pris la relève de la ferme de mes parents avec mon conjoint en 1993 », nous apprend-elle. L’entreprise est située à L’Islet dans Chaudière-Appalaches-Nord et compte 60 vaches en lactation. Ce double rôle est évidemment un atout. Elle explique : « Je sais ce que ça demande comme travail, être producteur de lait. Je sais aussi que, parfois, même si on a de bonnes intentions, il arrive des situations inattendues dans une ferme. »
Il faut dire que Jacynthe a elle-même fait face à de grands imprévus dans son entreprise au fil des ans. « On a dû se relever d’un incendie en 2001, précise l’agente et productrice, la quête de l’équilibre travail-famille a aussi été un défi. » Aujourd’hui, l’entreprise va bien et la prochaine génération s’installe. Elle poursuit : « Nous avons trois grands enfants, Catherine, Charles et Élizabeth. Nous serons bientôt en processus de transfert pour Charles. Élizabeth s’intéresse aussi à l’entreprise. Présentement, elle travaille à l’extérieur en production laitière. » C’est avec ce bagage et beaucoup de respect pour les agriculteurs qu’elle se rend dans les fermes de sa région comme agente de validation. « Quand j’arrive à la ferme, raconte Jacynthe, je suis souvent une affaire de plus sur la pile. Je comprends. J’essaie de m’adapter aux gens, mais je dois faire mon travail, ce n’est pas négociable. » Elle se décrit comme quelqu’un qui aime aider et créer des liens avec les gens. Dans son métier, elle doit toutefois se limiter à un rôle d’observatrice. Elle résume : « Je fais une évaluation, je ne peux pas donner de conseils. Il faut que je trouve la ligne entre être là pour écouter les producteurs et les guider vers des ressources, au besoin. » Elle recommande d’ailleurs aux producteurs de ne pas hésiter à utiliser le service d’accompagnement de Lactanet. C’est, selon elle, une des meilleures façons de se préparer en vue de la visite d’un agent de validation.
Pour elle, proAction est un programme indispensable dans un contexte où toutes sortes d’informations circulent. Elle explique : « ProAction, c’est le meilleur argument pour répondre à la désinformation. Quand quelqu’un dit n’importe quoi, nous avons un programme crédible pour démontrer nos bonnes pratiques et nos investissements. Oui, on a des choses à corriger, c’est normal. Si on avait tout le temps 100 %, on n’évoluerait pas. »
Elle ne cache d’ailleurs pas que dans son entreprise aussi la gestion de proAction occasionne des défis : « Il a fallu s’adapter aux exigences tout en réfléchissant à comment faire les choses à moindre coût. Ce n’est pas différent chez moi des autres fermes. Nous avons travaillé fort, notamment pour le logement des vaches. Notre but, c’est d’être dans le vert lors de l’évaluation. Finalement, le bien-être animal a été un des meilleurs investissements pour notre entreprise. »
Quand on lui demande ce qui la motive le plus dans son travail, elle répond sans hésiter : « Rencontrer les producteurs et voir les fermes s’adapter. Je trouve ça stimulant, dit-elle. Bravo aux producteurs pour leur implication. Je constate chaque jour le chemin parcouru, entre autres, pour le logement, le bien-être, la précision dans la consignation des traitements et la gestion des alarmes du thermographe. Par exemple, au début du programme, le thermographe n’était pas populaire. Maintenant, beaucoup de producteurs me disent qu’ils ne s’en passeraient plus. »
Valoriser le travail des producteurs
Mélanie Larrivée (photo en haut de page) est agente de validation dans la région du Centre-du-Québec depuis deux ans et demi. C’est une profession qui cadre bien avec sa personnalité. « J’adore rencontrer les producteurs. Puis, parler de vaches et d’environnement agricole, c’est mon gros dada dans la vie, nous révèle-telle. J’aime aussi voir les différentes étables et façons de faire. Les producteurs livrent du lait de qualité, mais il y a 1 001 manières d’y arriver. » Comme la majorité des agents de validation, elle est arrivée à son poste en ayant déjà une bonne connaissance du milieu agricole. Elle précise : « J’ai travaillé pendant six ans dans le contrôle laitier avant de faire de la validation. »
Mélanie est consciente que la gestion du programme proAction demande du temps et peut être exigeante administrativement pour les producteurs. « Je sais, dit-elle, que ce n’est pas une tâche particulièrement aimée à cause du côté paperasse, alors j’essaie d’arriver à la ferme avec le sourire. Quand on a une belle approche, ça rend la validation plus plaisante. » Il y a, selon elle, un autre moyen de rendre la visite plus agréable pour tout le monde : avoir un cartable en ordre. « Ça nous aide beaucoup, souligne la principale intéressée, quand tous les éléments nécessaires sont regroupés dans le cartable. La visite est plus longue quand on est obligés de chercher les documents un peu partout dans la ferme. »
En tant qu’agente de validation, Mélanie applique le programme proAction, elle ne participe pas à sa création. Elle atteste de la production d’un lait de qualité selon les plus hautes normes, un rôle qu’elle prend au sérieux et qui, à son avis, apporte de beaux bénéfices au secteur laitier. « proAction permet de valoriser tout le travail fait dans les fermes auprès des consommateurs grâce au logo de la vache bleue. Le logo n’est pas juste une étiquette sur un produit, il représente le travail que réalisent les producteurs 365 jours par année. Je leur lève mon chapeau », conclut Mélanie.
Service d’accompagnement de Lactanet pour proAction
Besoin d’aide concernant le programme? Vous pouvez profiter de 2 heures d’accompagnement offertes gratuitement par les PLQ. Pour en savoir plus sur ce service, adressez-vous à votre technicien ou conseiller Lactanet ou, si vous n’êtes pas client chez Lactanet, au service à la clientèle au 1 800 266-5248.