Jean-François Gosselin a d’excellents résultats de qualité de lait depuis plusieurs années. Il collectionne les certificats Très grande distinction et monte souvent sur le podium régional du concours. À l’échelle du Québec, Jean-François a même remporté Lait’xcellent Or en 2014. « Je suis assez perfectionniste, dit-il en riant, je passe beaucoup de temps dans l’étable à m’occuper des animaux et à faire de l’entretien. Je veux que ce soit le plus propre possible. »
Par contre, cette année, le producteur ne s’attendait pas à gagner un prix. « C’est une surprise, parce qu’on est en pleine transition vers la traite robotisée », explique-t-il. Jean-François a choisi de construire une nouvelle étable et de passer à la stabulation libre, principalement pour alléger sa tâche et faciliter son travail. « Les vaches, dit-il, ont commencé à aller au robot en avril 2025. Les premières semaines ont été exigeantes, ça demande beaucoup d’adaptation, mais aujourd’hui, je suis content. »
Les travaux vont se poursuivre dans l’entreprise. « Cet automne ou l’année prochaine, je veux réaménager l’ancienne étable pour les vaches taries, les taures et les veaux, indique Jean-François. Je veux que la relève soit en stabulation libre aussi. Quand les vaches vont arriver dans l’étable, elles vont être habituées d’être lousses, elles vont juste avoir à apprendre à aller au robot. »
Jean-François est copropriétaire de l’entreprise avec son frère Guillaume. Ce dernier donne un coup de main à l’étable, mais il s’occupe avant tout des travaux aux champs et de l’érablière de 7 000 entailles situées tout près de la ferme.
Jean-François adore son métier, et c’était une évidence pour lui qu’il allait un jour prendre la relève de l’entreprise familiale. Il résume : « J’ai toujours aimé travailler sur la ferme avec mes parents et mon grand-père. À 15 ans, quand tout le monde s’achetait une auto, moi je me suis acheté une vache. »
Jean-François aime travailler avec les animaux, faire les foins, avoir une grande diversité de tâches à effectuer au quotidien pour assurer la bonne gestion de la ferme et tout ce qui entoure la classification de ses vaches. « Je suis fier aussi de produire un lait de qualité et de nourrir le monde. Pour moi, être producteur de lait, c’est pas un travail, c’est ma vie, j’aime tellement ça », conclut-il.